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Une belle soirée placée sous le signe de l’amitié et du partage d’expériences franco marocaines à Bourg d’Oisans autour des enjeux montagnards.
Institutionnels et acteurs économiques découverte de l’Oisans puis en visite à Vaujany dans le cadre des premières Rencontres franco-marocaines de la montagne, organisées les 15 et 16 septembre 2026 par la Région.

J’étais aujourd’hui à la rencontre de l’intersyndicale de l’énergie fortement mobilisée hier sur les piquets de grève à l’usine EDF de Gavet, à Saint-Martin-le-Vinoux et à GEG à Grenoble contre la remise en cause unilatérale par le gouvernement du « tarif agent ».


Souvent caricaturé, il convient de rappeler que ce tarif est un élément de rémunération, gagné par des décennies de luttes, qui fait partie intégrante du contrat social établi avec les salariés de ce secteur. Les agents signent leur contrat de travail en intégrant ce tarif dans leur rémunération globale, le supprimer reviendrait à une baisse de salaire déguisée, pouvant faire perdre plusieurs centaines d’euros aux agents.
Remettre en cause ce tarif sans expliquer ce qu’il représente vraiment, c’est faire porter aux travailleurs de l’électricité et du gaz le poids d’un discours caricatural et de division. Pourtant, ce sont eux qui assurent, jour et nuit, la continuité d’un service essentiel à tout le pays.
C’est aussi occulter les grilles salariales du secteur qui, privées de ce complément indispensable, perdraient en attractivité pour recruter les compétences techniques de demain. Ce serait également ignorer la contrepartie de contraintes lourdes et permanentes du travail en horaires décalés aux interventions d’urgence sous les tempêtes ou aléas naturels.
J’ai pu échanger longuement avec les grévistes, entendre leurs inquiétudes et leur détermination. Je serai à leurs côtés pour défendre ce qui a été construit par la lutte, et qui mérite d’être expliqué plutôt que caricaturé.
Avec mes collègues Guillaume Gontard , Sandrine Nosbe, Jérémie Iordanoff nous avons rencontré l’intersyndicale du SDIS Isère représentants d’Avenir Secours, du Syndicat Autonome et de la CGT SDIS38 en grève depuis ce matin revendiquant davantage de moyens financiers, humains et matériels permettant la protection de leur santé et une meilleure reconnaissance des maladies professionnelles.

Leurs missions évoluent avec l’évolution des événements climatiques violents au delà des Feux de forêt et accidents de la route, les inondations, les éboulements , mais aussi beaucoup plus de secours à personnes à domicile, faute de personnel soignants et d’ambulances disponibles, notamment suite aux appels télé alarme qui allongement les temps de trajets, et entraîne une plus grande sollicitation des personnels.
Une mission parlementaire « sécurité civile » doit rendre ses conclusions d’ici quelques jours et nous demandons une loi cadre sur la sécurité civile, reprenant les éléments du Beauvau de la sécurité civile et garantissant aux personnels des SDIS des mesures et des équipements protégeant leur santé ainsi que des moyens de travail renforcés, adaptés à leurs besoins et aux nouveaux défis posés par le changement climatique.
Le projet de loi de finances pour 2027 devra lui aussi être à la hauteur, nous y veillerons lors de son examen au Parlement. Aujourd’hui le financement des SDIS est essentiellement assuré par les départements et les collectivités locales. L’état doit pouvoir accompagner davantage au regard de l’évolution importante des missions des pompiers.
L’occasion également de leur témoigner notre reconnaissance et nos remerciements pour leur engagement aux services de tous.
La mairie de la Morte a été inaugurée ce matin sous un beau soleil par le Maire Raymond Maslo et le conseil municipal en présence du secrétaire général de la Préfecture et de nombreux habitants.
Une belle rénovation qui allie modernité et respect de l’architecture montagnarde qui a pu être réalisée grâce au soutien important du département, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de l’état et de TE38.

C’est avec une profonde émotion que j’ai appris le décès d’Yvette Roudy, à l’âge de 97 ans. Toutes mes pensées vont à sa famille et à ses proches, à qui j’adresse mes condoléances les plus sincères.
Nommée en 1981 première ministre déléguée aux Droits de la femme, Yvette Roissy, une grande dame, militante engagée du droit des femmes qui a fait entrer dans la loi des avancées importantes pour les femmes : par exemple, le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale, obtenu le 31 décembre 1982, et l’égalité professionnelle en 1983. Dans toutes ses actions, elle n’a jamais séparé le combat féministe du combat politique, convaincue qu’un droit ne vaut que s’il est concrètement garanti.
C’est dans ce même esprit qu’en 2024, à Versailles, j’ai porté au nom de mon groupe l’idée que la constitutionnalisation de l’IVG ne pouvait être un simple symbole, mais devait se traduire par une protection réelle. La loi constitutionnelle a été promulguée le 8 mars 2024:
Cette journée du 8 mars à laquelle elle avait donné, dès 1982, un statut officiel en France.
Une avancée historique, elle qui avait vu, quarante ans plus tôt, combien un droit peut rester fragile tant qu’il n’est pas solidement garanti.
Chaque jour, au sein de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, nous nous en inspirons et nous lui devons de poursuivre les avancées vers l’égalité réelle dans le prolongement de son engagement.
Merci, Yvette Roudy.
J’ai cosigné la tribune de mon collègue Député socialiste Fabrice BARUSSEAU parue dans le journal La Croix aux côtés de 49 parlementaires de différents groupes politiques afin d’appeler à faire de l’adaptation au changement climatique un pilier de nos politiques publiques.
Alors que notre pays a connu en quelques semaines trois épisodes caniculaire, de sécheresse et d’importants incendies, nous appelons le gouvernement à changer d’échelle dans nos politiques publique.

J’étais présente au Désert de l’Écureuil ce 21 juillet à lors de la cérémonie d’hommage aux dix résistants fusillés il y a 82 ans. Dix résistants polonais, français, italiens, juifs assassinés par l’occupation nazi le 21 juillet 1944.
Je tiens à saluer l’engagement du Maire de Seyssinet-Pariset, Guillaume Lissy ainsi que cette belle cérémonie et discours engagé qui rappelle que l’essentiel devrait toujours nous unir pour protéger la paix, la république et ses valeurs.



Ce mercredi 15 juillet après des années de débats, de réflexions et d’engagements, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la loi créant un droit à l’aide à mourir.
Pour la quatrième fois, après les votes du 11 mars 2025, du 28 janvier 2026 et du 12 mai 2026, l’Assemblée nationale a adopté dans sa majorité ce texte de loi majeur qui vient répondre à une attente forte de nos concitoyens : permettre à celles et ceux confrontés à une souffrance insupportable, dans des conditions strictement encadrées, de choisir les conditions de leur fin de vie.
Après la promulgation de la proposition de loi relative aux soins palliatifs et d’accompagnement le 26 mai dernier, cette adoption est l’aboutissement d’un long cheminement législatif et démocratique.
Depuis plus de vingt ans, notre droit a progressivement renforcé les droits des patients : le refus de traitement en 2002, l’interdiction de l’obstination déraisonnable en 2005, puis la loi Claeys-Leonetti de 2016 instituant la sédation profonde et continue jusqu’au décès.
Ces avancées ont marqué des étapes essentielles, mais elles ne répondaient pas à certaines situations de souffrance.
La Convention citoyenne sur la fin de vie de 2022 a confirmé la nécessité de faire évoluer notre législation. Elle a également rappelé que l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir ne pouvait être dissociée d’un renforcement effectif des soins palliatifs et des soins d’accompagnement sur l’ensemble du territoire. C’est cette double exigence qui a guidé les travaux du Parlement depuis maintenant quatre ans.
Au cœur du débat public, un premier projet de loi regroupait alors le développement des soins palliatifs et l’aide à mourir. Soutenu par une majorité des parlementaires, la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 suspend sa réalisation concrète. Le texte est finalement divisé en deux parties sous le gouvernement du Premier Ministre François Bayrou, l’une sur le renforcement des soins d’accompagnement et des droits des malades, l’autre sur l’aide à mourir.
De nouveau au centre de nos préoccupations depuis le 11 mars 2025 et malgré la majorité conservatrice du Sénat, les nombreux débats, menés avec sérieux et respect, ont permis de faire émerger une majorité de l’Assemblée nationale autour de l’aide à mourir et le texte à été voté ce mercredi.
Il permet désormais aux personnes atteintes d’une maladie grave et incurable, dont le pronostic vital est engagé à un stade avancé ou terminal et qui présentent des souffrances constantes et réfractaires aux traitements ou insupportable, de demander une aide à mourir.
Le médecin chargé d’instruire la demande vérifie notamment que le patient est apte à manifester sa volonté de manière libre et éclairée, que les conditions prévues par la loi sont réunies et que la demande est réitéré jusqu’au terme de la procédure.
Parce qu’il touche à l’intime, ce débat appelle l’humilité. Chacun est libre de ses convictions et je respecte celles de toutes celles et ceux qui ont pris part à ce débat, dès lors qu’elles s’expriment dans le respect des personnes et de la sincérité de leurs engagements. Sur un sujet aussi sensible, le dialogue démocratique ne peut exister que dans l’écoute et le respect mutuel.
Malgré des moments de forte tension, les débats parlementaires ont permis d’aboutir à un équilibre conciliant des exigences parfois difficiles à articuler.
Le droit à l’aide à mourir s’inscrit dans un parcours global d’accompagnement de la fin de vie. Il ne se substitue pas aux soins palliatifs, dont le développement et l’accès effectif partout sur le territoire demeurent une exigence fondamentale, ce que nous avons porter dans le texte de loi relative aux soins palliatifs et d’accompagnement.
J’aurais néanmoins souhaité que certains choix retenus par le parlement soient différents : Je regrette que le patient, lorsqu’il est physiquement en capacité de le faire, soit tenu de s’administrer lui-même la substance létale, sans pouvoir choisir librement une administration par un professionnel de santé.
Je regrette également que les directives anticipées ne soient pas prise en compte dans ce dispositif alors qu’elles représentaient l’expression de la volonté libre et éclairée de la personne lorsqu’elle est encore en capacité de se prononcer.
Les nombreux garde-fous inscrits dans la loi demeurent cependant essentiels. Ils garantissent que cette aide à mourir ne pourra être accordée qu’après une évaluation de la situation, sous le contrôle de professionnels de santé, avec l’intervention d’une commission chargée du suivi et de l’évaluation du dispositif. Ils visent à protéger les personnes les plus vulnérables et à prévenir toute pression ou tout abus.
Cette loi met également fin à une profonde inégalité car, jusqu’à présent, seules les personnes disposant des moyens financiers ou de la capacité physique de se rendre à l’étranger pouvaient accéder à une aide à mourir, créant une rupture entre celles et ceux qui pouvaient exercer ce choix et les autres. Elle apporte également un cadre protecteur aux proches aidants, qui, faute de cadre légal en France, pouvaient être confrontés à une insécurité juridique lorsqu’ils accompagnaient un proche dans cette démarche.
Désormais, ce choix pourra être exercé en France, dans un cadre légal, médical et humain, permettant aux patients comme à leurs familles d’être accompagnés et protégés.
Engagée sur cette question depuis 2011, cette adoption est une avancée majeure de liberté, de solidarité et de dignité. Elle reconnaît qu’au terme d’une vie, lorsque toutes les autres réponses ont montré leurs limites, chacun doit pouvoir choisir sa fin de vie dans le respect de sa volonté et de sa dignité.
Je pense aujourd’hui à toutes celles et tous ceux, patients, familles, associations, soignants et parlementaires, qui ont porté ce combat avec constance et humanité pendant de nombreuses années.
J’étais ce mercredi 8 juillet à Pont-de-Claix à l’occasion de l’inauguration des 24 logements locatifs sociaux du « Bois du Drac » au cœur du quartier des papeteries portés par le bailleur métropolitain Actis en présence de la secrétaire générale de la préfecture, du président de la Métropole de Grenoble Guillaume Lissy, du maire Christophe Ferrari, de la présidente de Actis Michelle Daran, de son directeur et des habitants.
Dans un contexte de forte pénurie de logements dans la métropole ce complexe est bienvenu et vient élargir l’offre de logements dans un emplacement privilégié au bord d’un espace boisé. Tous ont salué l’engagement de l’équipe municipale pour le logement, pour son travail anticipé sur l’acquisition foncière nécessaire au développement de telle opération.
