En 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de reconstruction économique, le Conseil National de la Résistance a fait le choix de nationaliser l’électricité et le gaz de France, permettant la création d‘un monopole public couvrant production, transport et distribution.
Cette nationalisation a porté ses fruits puisqu’elle a permis la reconstruction d’infrastructures détruites, la modernisation de l’économie d’EDF ainsi que la garantie d’un accès équitable à l’énergie pour l’ensemble des citoyens.
La mise en place de ce grand service public de l’énergie a joué un rôle déterminant dans le développement du réseau électrique français, aujourd’hui reconnu et admiré à l’international. Elle a également rendu possible le déploiement du programme nucléaire civil français, mettant à notre disposition une énergie décarbonée.
A l’occasion des 80 ans de la nationalisation des industries électriques et gazières, le Musée d’art moderne de Paris a exposé la fresque La Fée Électrique qui retrace l’histoire de l’électricité en France.
J’ai eu le plaisir de participer à une table ronde organisée au Siège de la CGT-Montreuil aux côtés de François Ruffin, Clémentine Autain, Fabien Gay, Maxime Laisney et Fabrice Coudour autour de l’avenir du service public de l’énergie. L’occasion d’évoquer nos points d’accord et de difficultés dans un esprit constructif pour faire émerger des volontés communes et nourrir le débat public comme parlementaire.
