J’étais aujourd’hui à la rencontre de l’intersyndicale de l’énergie fortement mobilisée hier sur les piquets de grève à l’usine EDF de Gavet, à Saint-Martin-le-Vinoux et à GEG à Grenoble contre la remise en cause unilatérale par le gouvernement du « tarif agent ».


Souvent caricaturé, il convient de rappeler que ce tarif est un élément de rémunération, gagné par des décennies de luttes, qui fait partie intégrante du contrat social établi avec les salariés de ce secteur. Les agents signent leur contrat de travail en intégrant ce tarif dans leur rémunération globale, le supprimer reviendrait à une baisse de salaire déguisée, pouvant faire perdre plusieurs centaines d’euros aux agents.
Remettre en cause ce tarif sans expliquer ce qu’il représente vraiment, c’est faire porter aux travailleurs de l’électricité et du gaz le poids d’un discours caricatural et de division. Pourtant, ce sont eux qui assurent, jour et nuit, la continuité d’un service essentiel à tout le pays.
C’est aussi occulter les grilles salariales du secteur qui, privées de ce complément indispensable, perdraient en attractivité pour recruter les compétences techniques de demain. Ce serait également ignorer la contrepartie de contraintes lourdes et permanentes du travail en horaires décalés aux interventions d’urgence sous les tempêtes ou aléas naturels.
J’ai pu échanger longuement avec les grévistes, entendre leurs inquiétudes et leur détermination. Je serai à leurs côtés pour défendre ce qui a été construit par la lutte, et qui mérite d’être expliqué plutôt que caricaturé.